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M10 – DE SON CHEF …

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  « Si quelqu’un veut faire sa volonté, il connaîtra si ma doctrine est de Dieu, ou si je parle de mon chef. Celui qui parle de son chef cherche sa propre gloire ; mais celui qui cherche la gloire de celui qui l’a envoyé, celui-là est vrai, et il n’y a point d’injustice en lui… » Jean 7:17-18.

  L’Israélite pieux qui voulait suivre la Parole de Jésus s’apercevait qu’il demeurait dans l’enseignement de l’Éternel, son Dieu, et que la Loi était confirmée. Si Jésus avait parlé de son propre chef, Il n’aurait pas cherché la Gloire de Son Père, mais la Sienne. Au travers des Écritures, la Personne de Jésus se révèle, à la fois, une et extraordinairement diverse. Ce Seigneur est « le Fils de l’homme, qui a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés… » Matt 9:6, et « le Chef de l’Église, qui est son corps, et dont Il est le Sauveur… » Eph 5:23, et encore Celui « qui soutient toutes choses par sa parole puissante… » Héb 1:3. Jésus, Fils de l’Homme, révèle une telle humilité, qu’Il ne put la manifester qu’en tant que Fils Unique venu de Dieu. Jésus, animé de cette pensée, laisse entrevoir le combat permanent et constamment vainqueur sur la tentation  «  sur les hommes lui demandant d’être leur roi… » Jean 6:15, comme sur la tentative vaine de Satan de l’amener  à  « être  égal  avec  Dieu… » Phil 2:6.

  Certes Jésus, en ne parlant pas de son propre chef, n’en a pas été réduit à « réciter » les paroles de Moïse, des Prophètes et des Psaumes, mais Il les a accomplies et révélées pour nous les graver dans l’esprit et dans le cœur par Son Esprit. Jésus s’est exprimé, à maintes reprises, par ces termes : « Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens… Mais moi, je vous dis que… » Matt 5:21, 22. En parlant de la sorte, Jésus ne défait pas la Loi, Il la parfait ; et, par Sa vie, Sa mort et Sa Résurrection, Il nous a rendus capables de l’accomplir par la force qui vient de Lui. C’est aussi dans le but de révéler, à la fois, plus ouvertement et plus intimement les Mystères de Dieu, que Jésus dit aux apôtres : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les porter maintenant… » Jean 16:12. Avant que l’Esprit ne fût reçu dans les cœurs, Jésus savait que s’Il en avait dit davantage sur Ses Origines et les Profondeurs de Dieu, les uns se seraient attachés à Lui comme à un sage,  comme à un ange, et non comme à un Sauveur, ce qu’Il est avant tout ! Jésus savait cela ! Les huissiers venus pour L’arrêter, n’ont-ils pas dit : « Jamais homme n’a parlé comme cet homme… ? » Jean 7:46, et Ils ne L’ont pas arrêté. Tandis que ses adversaires, aveuglés et jaloux, en se hâtant de faire disparaître Jésus, auraient ainsi précipité l’heure et le lieu de sa mort ; ce que, d’ailleurs, recherchait Satan afin d’annuler le Plan de Dieu, qui a fixé toutes choses à l’avance, et le lieu et l’heure, en vue de leur pleine efficacité. Nous saisissons ici le sens profond des paroles du Sage : « Ne sois pas juste à l’excès, et ne te montre pas trop sage : pourquoi te détruirais-tu… ? »  Ecc 7:16.

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M415 – UN MÊME SORT …

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  « Oui, j’ai appliqué mon cœur à tout cela, j’ai fait de tout cela l’objet de mon examen, et j’ai vu que les justes et les sages, et leurs travaux, sont dans la main de Dieu, et l’amour aussi bien que la haine ; les hommes ne savent rien : tout est devant eux. Tout arrive également à tous : même sort pour le juste et pour le méchant, pour celui qui est bon et pur et pour celui qui est impur, pour celui qui sacrifie et pour celui qui ne sacrifie pas ; il en est du bon comme du  pécheur, de celui qui jure comme de celui qui craint de jurer. Ceci est un mal parmi tout ce qui se fait sous le soleil, c’est qu’il y a pour tous un même sort ; aussi le cœur des fils de l’homme est plein de méchanceté, et la folie est dans leur cœur pendant leur vie ; après quoi, ils vont chez les morts. Car, qui est excepté… ? » Ecc 9:1-3.

  Sonder les paroles de l’Ecclésiaste demande un certain « courage », ce n’est pas un livre vers lequel l’on accourt autant que vers d’autres livres de la Parole de Dieu. Nous le redoutons quelque peu, mais nous sommes-nous demandés pourquoi ? La raison ne serait-elle pas que ce sage ait justement dit des vérités et fait des constatations que nous nous sommes faites nous-mêmes jusqu’à ce jour, sans oser les exprimer, de peur de passer pour pessimistes, ou manquant de foi, aux yeux d’autrui ou à nos propres yeux ? « J’ai fait de tout cela l’objet de mon examen… », dit l’Ecclésiaste, en effet, la prière n’empêche pas la réflexion et la réflexion ne s’oppose pas la prière ; car unir la prière et la réflexion rend accessible notre cœur au discernement spirituel, que nous inspire l’Esprit de Dieu.

  L’Ecclésiaste a étudié et approfondi les pensées des sages sur leur temps, sur leurs semblables et sur eux-mêmes. Ils ont relevé que les événements, bons et mauvais, pouvaient atteindre tous les hommes, mais sans nécessairement les changer, et tant que le monde est monde, il y aura toujours le bien et le mal. La vie est un recto-verso,  un recto positif et un verso négatif, l’un n’est pas sans l’autre. Pourrions-nous concevoir le bien sans le mal ? Cependant, vouloir ôter le verso d’une feuille, c’est-à-dire, la seconde page, aboutirait à ce que la feuille n’existe plus. Il n’est pas possible d’enlever un côté sans son côté opposé. Il en est de même en cette vie, ôter le mal pour ne laisser que le bien, le monde ne serait plus le monde, et l’homme ne serait plus éclairé sur le mal qui l’habite et ne concevrait pas la nécessité d’être convaincu de péché, pour en être délivré : Matt 13:29.

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