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M410 – EXAMINEZ-VOUS VOUS-MÊMES …

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     « Lorsque j’étais présent pour la seconde fois, j’ai déjà dit, et aujourd’hui que je suis absent je dis encore d’avance à ceux qui ont péché précédemment et tous les autres que, si je retourne chez vous, je n’userai d’aucun ménagement, puisque vous cherchez une preuve que Christ parle en moi, lui qui n’est pas faible à votre égard, mais qui est puissant parmi vous. Car il a été crucifié à cause de sa faiblesse, mais il vit par la puissance de Dieu ; nous aussi, nous sommes faibles en lui, mais nous vivrons avec lui par la puissance de Dieu pour agir envers vous. Examinez-vous vous-mêmes, pour voir si vous êtes dans la foi ; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est en vous ? à moins peut-être que vous ne soyez réprouvés. Mais j’espère que vous reconnaîtrez que nous, nous ne sommes pas réprouvés… »   II Cor 13:2-6.

     Ce passage est extrait de la seconde épître de l’apôtre Paul aux Corinthiens. A la lecture de la première épître qu’il adressa précédemment à ces mêmes Corinthiens, nous pouvons en connaître l’effet qu’elle put avoir sur ces croyants, auxquels l’apôtre, depuis lors, se vit de nouveau dans la nécessité de leur rappeler les vérités connues et l’approfondissement de celles-ci. La vie, en effet, de ces croyants révéla le meilleur et le pire, aussi dans le cas présent la douleur de Paul fut-elle causée par la dégradation marquée de certaines âmes, au sujet desquelles l’apôtre avertit « qu’il n’userait d’aucun ménagement… ». Ces paroles sévères ne sont en aucun cas des jugements ni des paroles désespérées de la part de Paul, car elles sont empreintes d’une grande souffrance et d’une grande compassion pour ces âmes qu’il considérait comme « ses enfants… » II Cor 6:13. Et ceci jusqu’à leur exprimer les sentiments de son cœur, lorsqu’il s’était précédemment trouvé parmi eux : « Moi-même, leur écrit-il, j’étais auprès de vous dans un état de faiblesse, de crainte et de grand tremblement… » I Cor 2:3. De même, l’apôtre exposa l’état de son âme pendant qu’il leur écrivait cette seconde épître, disant : « C’est dans une grande affliction, le cœur angoissé, et avec beaucoup de larmes, que je vous ai écrit, non pas afin que vous fussiez attristés, mais afin que vous connussiez l’amour extrême que j’ai pour vous… » II Cor 2:4.

     L’annonce de la visite de l’apôtre Paul dut donc susciter une certaine crainte de la part de plusieurs, car s’il était attendu des uns, il était redouté par d’autres, ainsi qu’il l’écrivit lui-même : « Car je crains de ne pas vous trouver, à mon arrivée, tels que je voudrais, et d’être moi-même trouvé par vous tel que vous ne voudriez pas. Je crains de trouver des querelles, de la jalousie, des animosités, des cabales, des médisances, des calomnies, de l’orgueil, des troubles… » II Co 12:20. De là l’exhortation, pour ne pas dire le cri de l’apôtre leur demandant, non pas d’examiner les autres, mais avant tout de « s’examiner eux-mêmes… », afin de discerner entre ce qu’ils avaient reçu de Christ et ce qui, d’eux-mêmes encore, subsistait en eux, ainsi qu’il l’écrit aux Galates : « Examinez ce qui est agréable au Seigneur ; ne prenez point part aux œuvres infructueuses des ténèbres, mais plutôt condamnez-les… » Gal 5:10. Mais comment s’examiner « soi-même » de la juste manière, au cas où l’on s’examinerait « par soi-même », sachant combien les obscurités de notre « moi » peuvent encore subsister.

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