P2 – LA RÉVÉLATION

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      Nous voulons encore ouvrir l’Ecriture en ce jour. Que le Seigneur mette Son Esprit sur chacun de nous pour la saisir : « C’est l’Esprit qui vivifie, la chair ne sert de rien ! » Jean 6:63 J’ai comme un feu dans mon cœur chaque fois que j’ouvre le Saint Livre. Je sais que Dieu est là, dans Sa Parole, « ouvert » Lui aussi à nos yeux spirituels.

   Avec Son Aide, nous allons nous entretenir sur un sujet merveilleux. Il remplit les pages de la Bible, de la première page à la dernière, de la Genèse à l’Apocalypse. Nous parlerons de la révélation. La Bible est pleine de révélations, elle est d’ailleurs elle-même la Révélation de Dieu.

   Le message est vaste, nous aurons besoin d’aller dans l’Ancien et dans le Nouveau Testament, tantôt dans l’un, tantôt dans l’autre, selon la direction de l’Esprit-Saint. « Le vent souffle où il veut et tu en entends le bruit, dit Jésus à Nicodème, mais tu ne sais d’où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme né de l’Esprit, conduit par l’Esprit… ! » Jean 3:8. Vous voyez ? Il nous faut descendre dans les Profondeurs de Dieu, et alors, Il nous conduit sur les montagnes et les collines d’où ruissellent le lait et le miel, le lait de la Parole et le miel de la Révélation ! Quelles bonnes choses pour nos vies, pour l’éternité !

    Je ne sais pas toujours d’avance ce que je vais dire quand je dois apporter la Parole. Mais j’aime à m’attendre à Celui qui connaît les besoins des cœurs. Je crois qu’il faut préparer, non seulement le message, mais, avant tout, le messager, c’est-à-dire soi-même, dans la prière devant Dieu pour recevoir quelque chose d’En Haut.

   Remarquez cela, il est une parole que le Christ a dite à Pierre, elle est fondamentale. Elle se trouve dans Évangile de Matthieu, Jésus demanda : « Qui dit-on que Je suis, Moi le Fils de l’homme » ? Pierre répondit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu Vivant ». Alors Jésus lui dit : « Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux… ! » Matt 16:13, 16-17. Jésus-Christ, la « Parole faite chair », est reçue et comprise par l’Esprit de révélation.

   Voyez, reconnaître Christ avec les yeux de l’Esprit, ce ne peut être que par une Révélation du Père. C’est cela ! Reconnaître en Jésus, Dieu dans Son Humanité ointe, Jésus-Christ qui porta nos péchés sur la Croix ! Il faut une révélation venant des cieux, c’est le « mystère de la piété ! » I Tim 3:16. C’est là la révélation dans les cœurs de Ses Souffrances, de Sa Crucifixion, de Son Ensevelissement, de Sa Résurrection, de Son Ascension ! C’est une chose entièrement surnaturelle, l’homme n’a rien à faire en cela ! Sa collaboration ne sert qu’à tout voiler !

   L’Ecriture dit : « …Chaque maison est construite par quelqu’un, mais Celui qui a construit toutes choses, c’est Dieu… ! » Héb 3:4. Beaucoup ont bâti leurs églises, ils ont construit leurs « maisons ». A l’origine, ce furent d’authentiques feux de réveil, des vérités puissantes que Dieu jeta sur la terre, qu’il donna à deux ou trois âmes assoiffées de Sa Présence, soupirant après la Parole vivifiée. Mais depuis, elles se sont organisées ! Des gens, au milieu d’elles, se sont sentis indispensables qu’ils ont pris « tout en main ». Ils en ont fait des mouvements qui ne sont plus en mouvement. Mais le Seigneur a dit « Sur cette pierre je bâtirai mon Eglise… ! » Matt 16:18. Quel est cette Pierre ? C’est le Roc de la Révélation; une révélation semblable à celle que reçurent Pierre et les disciples, et chacun des rachetés jusqu’à nous. L’Eglise du Seigneur est assise sur le Roc de la Parole révélée de la part du « Père qui est dans les cieux ».

    Si l’on retire ce sur quoi nous sommes assis, nous tombons à terre, et nous pouvons nous casser les reins ou la nuque : Retirez la Révélation sur laquelle l’Eglise est assise, elle tombe ! La Révélation de la Vérité, c’est l’épine dorsale de l’Eglise. Un homme avec un bras cassé peut vivre, même avec plusieurs membres fracturés, il a encore un espoir de vie, mais si l’épine dorsale est brisée, c’est fini ! La moelle se répand, la vie s’en va, et c’est la mort.

   Les Écritures le montrent : « La maison de Dieu, c’est l’Eglise, elle est la colonne et l’appui de la vérité ! » I Tim 3:15. La moelle spirituelle est logée dans l’épine dorsale et qu’est-ce qu’il se passe quand elle se casse ? La colonne est brisée, elle existe toujours, mais la « moelle », l’Esprit de révélation a disparu, la Vie s’est échappée, la Lumière aussi.

    Le Sage dit « quand il n’y a pas de révélation le peuple est sans frein ! » Prov 29:18. Et le prophète Osée déclare : « Mon peuple est détruit parce qu’il lui manque la connaissance ! » Os 4:6. Alors, faute de révélation, l’homme fait une dénomination religieuse; il remplace la Révélation par des doctrines et des institutions humaines ! Mais les élus discernent la Voix de Dieu, et ils ne goûtent que la Parole révélée.

    Un jour, des Juifs vinrent vers Jean-Baptiste et lui dirent : « Rabbi, Celui qui était avec toi au-delà du Jourdain, et à qui tu as rendu témoignage, voici, il baptise et tous vont à lui… ! » Jean 3:26. Que fit Jean-Baptiste ? Jeta-t-il les bras au ciel ? Mit-il en garde ses disciples contre Jésus ? Loin de là ! Il dit : « Il faut qu’il croisse, et que je diminue ! » Jean 3:30.

   Jean-Baptiste était prophète, il annonçait le Sauveur, il préparait Sa venue ; il dit : « Je ne le connaissais pas, mais Celui qui m’a envoyé m’a dit : « Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et s’arrêter, c’est Celui qui baptise du Saint-Esprit… ! » Jean 1:33. Je L’ai vu, et je rends témoignage de Lui, Il est le Messie !

   Tous les prophètes ont annoncé Christ ; ceux-ci, déjà, « … sondaient l’époque et les circonstances marquées par l’Esprit de Christ qui était en eux… ! » I Pier 1:11. C’est aussi par l’Esprit de Christ sur lui que Jean-Baptiste reconnut le Christ ; ce fut une communication spirituelle, surnaturelle, une Révélation ! Quand Jean-Baptiste (la Parole prophétique) et Jésus (la Parole manifestée) se rencontrèrent, il y eut un « amen » intérieur, réciproque, qui les unit !

  Des milliers étaient là, attendant d’être baptisés et personne ne Le reconnut véritablement, si ce n’est Jean-Baptiste. Même ceux qui seront Ses disciples plus tard ne comprirent pas toutes ces choses. Certes, la Voix divine proclama des cieux : « Tu es Mon Fils Bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection… ! » Luc 3:22, mais ils ne comprirent pas, ce n’était pas encore l’heure. Nous pouvons être choisis, et n’en comprendre les implications que plus tard ! Souvent, ce que notre esprit et notre cœur reçoivent, notre intelligence le comprend dans la suite !

  Comment Jean-Baptiste reconnut-il Jésus ? Par la Révélation de l’Esprit ! Comment Jean-Baptiste aurait-il donc pu retenir les âmes d’aller à Jésus, la Révélation de la Parole même qu’il annonçait ? Qu’importe si mon assemblée se vide, se dit Jean-Baptiste, je ne suis là que pour un temps, je ne suis qu’une lumière qui brûle et qui luit, mais Lui, Il est La Lumière qui éclaire, la Révélation qui ne s’éteint pas. Je suis dans la joie, mes disciples sont devenus les disciples de la Parole révélée; maintenant tout est bien !

  Jean-Baptiste lui-même dit: « Celui à qui appartient l’Épouse, c’est l’Époux ; mais l’ami de l’Époux, qui se tient là et qui L’entend, éprouve une grande joie à cause de la voix de l’Époux ; et cette joie, qui est la mienne, est parfaite… ! » Jean 3:29. Sa joie était donc celle d’être l’« ami de l’Époux » et sa vocation n’était pas de garder ses disciples pour lui comme « amis de l’Époux » seulement, mais bien de les amener à être l’« Épouse de l’Époux ».

   Qui veut aimer la Parole révélée de Dieu plus que tout autre chose, plus que lui-même ? Qui est prêt à ce que tous soient contre lui, à cause d’elle ? Jean-Baptiste l’a fait, il a tout quitté, il était seul, et en prison ; il a tout perdu, même sa tête, mais dans le Royaume de Dieu nous le retrouverons assis avec Abraham, Isaac et Jacob. La Révélation de Jésus ! Rien n’est trop cher pour elle ! Choisissons le chemin de la Vie ! Marchons dans la Vérité de l’Esprit !

  Tout le peuple n’a pas reconnu le Messie quand Il est venu. Or, les Écritures sont suffisantes pour en discerner les signes. Mais sans l’Esprit qui les éclaire, elles restent une lettre morte. Une Lettre de Dieu, certes, mais sans le souffle de l’Auteur ; c’est justement le souffle de Dieu, l’Esprit, qui la vivifie et l’éclaire.

   Dans chaque Parole, dans chaque verset, il y a un mystère ; et l’Esprit de Révélation en dévoile le « sens caché » ! Voyez, l’Esprit de Révélation pénètre à l’intérieur de la parole, pour nous faire découvrir, la Pensée de dieu, qui ne se voit pas à la surface. La compréhension spirituelle est donnée à ceux qui étudient la Parole par l’Esprit qui l’a inspirée. Car, et ceci est important, la révélation n’exclut pas la réflexion, de même que la réflexion ne s’oppose pas à la révélation !

    Quand Jésus rencontra la Samaritaine près du puits de Jacob, avez-vous remarqué ce qui se passa dans l’esprit de cette femme ? C’était une femme à la vie chargée ; et elle venait puiser de l’eau. En général, les femmes profitaient des temps frais du matin pour faire cela ; mais elle choisissait l’heure de midi, parce qu’elle était seule, les voisins n’étaient pas là pour la montrer du doigt.  De jour, certains hommes souriaient d’elle,  mais il n’en était pas de même la nuit, les hypocrites !

 Or, voici que justement un Homme était là ; elle constate que c’est un Juif. Il n’y avait aucune relation entre les Samaritains et les Juifs, ceci datait depuis fort longtemps. Mais Jésus, assis au bord du puits, lui dit : « Donne-moi à boire » Jean 4:7. Alors elle se dit : Oh ! C’est un homme de bien, c’est la première fois que l’on me parle ainsi. Au cours de l’entretien, Jésus lui posa encore cette question : « Va chercher ton mari ! ». Elle se sentit percée par cette parole. L’intrusion par cet homme étrange dans sa vie privée exigeait d’elle la franchise ! « Je n’ai point de mari ! ». « C’est vrai, lui dit le Seigneur, tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari. En cela tu as dit vrai… ! » Jean 4:16-18 Ce fut quelque chose de bouleversant pour elle ! Il lui révélait sa vie ; or, Il ne l’a connaissait pas, Il n’était pas entré à Sychar, sa ville, Il n’y avait envoyé que ses disciples pour faire des achats. D’où sait-il cela sur moi ?  « Je vois que Tu es prophète ! », lui dit-elle. Jean 4:19.

   La Samaritaine parla alors à Jésus du lieu où son peuple adorait l’Eternel : « Femme, lui dit Jésus, crois-moi, l’heure vient, et elle est déjà venue où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père… Les vrais adorateurs adoreront le Père en Esprit et en Vérité… ! » Jean 4:22-23. Tu vas en pèlerinage sur le mont Garizim, tu es religieuse selon la tradition, mais, jusqu’à ce jour, tu n’a pas été troublée par ta façon de vivre ! Elle s’écria alors : « Je sais que lorsque le Messie sera venu, il nous annoncera toutes choses ! », sous-entendu : Il parlera comme Toi ! Et Jésus de répondre : « Je le Suis, Moi qui te parle… ! » Jean 4:25-26.

  Bouleversée, cette femme s’en alla, et témoigna dans sa ville ; elle en oublia sa cruche auprès du puits ! Quelque chose était changé en elle ! En ce moment précis, elle n’avait plus besoin de sa cruche, elle était elle-même devenue un vase rempli d’Eau Vive.

   Voyez cette progression, ce cheminement de la Révélation dans l’esprit de cette Samaritaine. Au fur et à mesure qu’elle entend Jésus lui parler, quatre rayons de Lumière de plus en plus éclatants éclairent son âme : d’abord elle voit un Juif, sans plus. Jésus lui parle, elle découvre alors un Homme de bien, pas comme les autres. Jésus parle encore, elle réalise qu’il est un Prophète. Jésus continue de parler…, et alors elle découvre qu’Il est le Messie, le Sauveur ! Jésus ne parle plus, elle est arrivée à ce qu’Il voulait, à savoir, qu’elle comprenne Qui Il est et donc ce qu’elle est en même temps. C’est là le chemin par lequel l’Esprit de Révélation atteint le fond de notre être.

   Philippe rencontra Nathanaël, il lui dit : « Viens, nous avons trouvé Celui de qui Moïse a écrit et dont les prophètes ont parlé ! » Jean 1:45. En entendant ces paroles, Nathanaël lui répondit : « Peut-il venir de Nazareth quelque chose de bon… ? » Jean 1:46.

   Voyez, beaucoup ont entendu la Parole, mais ils ne la connaissent pas, ils ne la sondent pas eux-mêmes ! Comme ils ne la méditent pas, alors ils ne la pénètrent pas avec la pensée du Seigneur ; comme dit Jacques, ils l’écoutent « en se trompant eux-mêmes par de faux raisonnements ! » Jac 1:22.

   Ils ont leur propre idée sur tel enseignement ou sur tel passage de l’Ecriture, comme Nathanaël avait la sienne sur Jésus. Mais la Parole reste lettre morte dans son cœur. « La lettre tue, mais l’Esprit vivifie » II Cor 3:6, il faut enflammer tout cela ! Jésus le regarda et dit : « Voilà un Israélite dans lequel il n’y a point de fraude, (tu es un homme franc, Nathanaël)… Avant que Philippe ne t’appelât, quand tu étais sous le figuier, Je t’ai vu, Je te connais ! » Jean 1:47-48. Comment peut-il donc savoir ce qui me concerne, ce que je pense, ce que je faisais ? En un instant, la Révélation par l’Esprit de Jésus amena les pensées de son cœur à Le reconnaître, et, aussitôt, il s’écria : « Tu es le Fils de Dieu, le Roi d’Israël ! » Jean 1:49.

   A Nazareth Jésus ne fut pas reconnu. Ses concitoyens ne savaient pas Qui Il était, ils disaient de Lui : « …N’est-ce pas le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Joses, de Jude, et de Simon ? Et ses sœurs ne sont-elles pas ici parmi nous ! » ? Marc 6:3 II est vrai qu’il se passe des choses étranges avec Lui ! Mais Jésus Lui-même ne dit-Il pas qu’« un prophète n’est méprisé que dans sa patrie, parmi ses parents, dans sa maison…  » ? Marc 6:4.

   L’Ecriture dit que ses frères même ne croyaient pas en Lui Jean 7:5. Pourquoi cela ? Parce qu’ils Le connaissaient « naturellement », et non pas « spirituellement ». Combien il est difficile de connaître de manière spirituelle ce que nous avons connu d’une manière naturelle jusqu’alors ! Ce qui est ignoré est plus aisément éclairé que ce qui est mal connu ! Autrement dit, l’erreur est souvent un plus grand obstacle que l’ignorance !

  Il se passa quelque chose d’étrange dans le pays des Mèdes en Orient : Il y avait là quelques hommes qui cherchaient quelque chose. Ils étaient remplis de la science et de la sagesse des Fils de l’Orient ; mais ils avaient faim et soif, non pas du manger et du boire, mais d’une certitude, de la paix, ils cherchaient la vérité.

   Depuis des années ils veillaient, les yeux en haut durant les nuits, ils interrogeaient les armées des cieux. Ils connaissaient le soleil, la lune, les étoiles, mais ces choses ne les avaient pas satisfaits. Ils avaient étudié dans les livres des érudits, des sages antiques. Ils en avaient retiré de la sagesse, des grandes connaissances, mais un cœur vide.

   Combien cela est vrai ! Il y a quelque chose de plus grand que la connaissance humaine, quelque chose de plus grand que l’intelligence selon les choses d’ici-bas : la révélation de la Parole divine. C’est la raison pour laquelle les mages avaient fermé les rouleaux de la théologie et de la philosophie, et avaient levé leurs yeux fatigués et interrogé le ciel ; et, voici, le signe parut, une étoile !

  Ils virent une étoile en Orient, un signe d’En Haut. Ils reçurent une révélation et personne ne put les retenir. Ils firent leurs bagages, dirent au revoir à leurs familles et à leurs voisins, et s’en allèrent. Quand on leur demandait pourquoi ils partaient, ils disaient, la mine joyeuse : Nous suivons une étoile !  Vous suivez une étoile… ?

   Oui, une étoile ! Et elle marchait devant eux. Ils arrivèrent à Jérusalem ; là, ils eurent à cœur de s’informer, ils se dirigent donc vers la faculté de théologie du Judaïsme. Ils entrent, et disent :   « Où est le Roi des Juifs car nous avons vu son étoile en Orient ? ». A ces paroles, les prêtres et les scribes se tournent vers eux et leur déclarent : S’il en est qui sont les premiers à devoir être informés au sujet du Messie, c’est bien nous ! Puis le Doyen se fait apporter les rouleaux des prophètes et leur fait une étude biblique au sujet du Messie!… Une vierge sera enceinte : Esa  7:14 ! … Il naîtra à Bethléem : Michée 5:1 ! …  Il est le Germe juste : Jér 23 :5 ! Et autres encore… !

   Les mages exultent, ils ne se contiennent plus, l’étoile a raison, c’est bien Dieu qui l’a envoyée Ils voulaient savoir si la Révélation inspirée était en accord avec la Parole écrite, et si la Loi et les prophètes confirmaient ce qu’ils avaient reçu d’En Haut. Et c’était le cas !

   Quelle est la direction de Bethléem ? S’écrient-ils, impatients : C’est bien simple, dans la direction du sud, vous traversez le faubourg et vous allez tout droit, vous êtes sur le chemin qui mène à Bethléem. Bonne route ! Les mages rendent grâces au Dieu des cieux, puis ils disent : Et vous, ne venez-vous pas avec nous ? Si nous devions suivre tous ceux qui se disent avoir reçu une illumination d’en haut, jusqu’où irions-nous ?

   Les mages sont abasourdis ! Voyez, ces théologiens, qui sont nés dans un rouleau de l’Ecriture, sont incapables de saisir le Dessein de Dieu et le Message pour leur temps. Pourtant, ils ont tout pour comprendre, pour examiner, pour confronter, mais non ! Le prophète n’a-t-il pas dit : « De Sion sortira la Loi et de Jérusalem la Parole de l’Eternel ? » Esa 2:3. Comme cela est vrai ! Les prêtres disent aux mages le lieu, la manière, les circonstances de la venue du Messie ; ils en indiquent la direction, mais ils n’y vont pas. Ils restent assis dans leur chaire.

   Il est écrit : « La Révélation de Ta parole éclaire ! » Ps 119:130. Avez-vous bien remarqué ? La Révélation de Ta Parole éclaire : Ce n’est pas la Parole seulement, mais la Révélation de la Parole, qui éclaire. De Jérusalem sort la Parole. Mais la révélation de celle-ci est à Bethléem ! Jésus vient de naître, Il est la Révélation de la Parole faite chair, Il est Emmanuel Dieu avec nous.

   Vous voyez, la Parole est à Jérusalem, et Sa Révélation est à Bethléem. Mais il faut toujours « passer » par la Parole pour « aller » à la Révélation ; ce qui est dit à « Jérusalem » est révélé à « Bethléem » !

    Nous sommes surpris dans les Écritures de voir comment Dieu communique Ses pensées, Ses desseins, à de petits nombres de personnes, c’est une chose qui lui est propre, c’est un trait de Sa Sagesse. Une chose est certaine, c’est que Dieu se révèle à celui qui cherche. Jésus a dit : « Quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe ! » Luc 11:10. Mais combien sont ceux qui cherchent ? Combien sont ceux qui ne se laissent pas séduire et étouffer par les richesses, les soucis, ou les plaisirs de la vie ?

   Voyez cette petite fiancée qui attend son fiancé, elle est à un endroit convenu, elle sait l’heure de sa venue. Elle pense intensément à lui. S’il tarde et que d’autres hommes passent et la regardent, elle n’y fait pas attention. Elle se détournera de celui qui veut s’approcher d’elle, elle ignorera les regards, les sollicitations des autres. L’amour de son fiancé pour elle, autant que son amour pour lui, lui donne cette force, cette fidélité, cette pureté. Quoi qu’il se passe elle l’attendra ; elle se rappelle sa personne, sa voix, sa douceur.

   « … Qu’a ton bien-aimé de plus qu’un autre, ô la plus belle des femmes ? Pour que tu nous conjures ainsi ? » Cant 5:9. Comprenez-vous ces paroles ? Qu’a ton bien-aimé (Jésus) de plus qu’un autre, ô la plus belle des femmes (l’Eglise) ? disent les « filles de Jérusalem », elles ne comprennent pas, elles n’en ont pas la Révélation ! « Mon bien-aimé, dit la Sulamithe, se distingue entre dix mille…! » Cant. 5:10. Oui, pour Son Epouse, Jésus est le plus beau, Il est l’Alpha et l’Oméga, le Dieu Tout-puissant, Celui qui est, qui était, et qui vient ! Il est l’Unique !

   « Il se distingue entre tous », Il est la Vérité. Il y a des centaines de doctrines, de messages, d’opinions différentes, mais elle n’écoute que Sa Voix. Elle suit le « Grand Pasteur des brebis » qui la conduit dans le vert pâturage de la pure Parole de Dieu ! Oui, l’Epouse L’attend, cette attente même la purifie. Il vient ! Elle est prête

   Il se passa la même chose pour Siméon, cet homme était juste et pieux, il attendait la « Consolation d’Israël » Luc 2:25. Il attendait le Messie, l’Esprit-Saint était sur lui.

   Un jour, Siméon fut « divinement averti par l’Esprit qu’il ne mourrait pas, avant qu’il n’ait vu le Christ du Seigneur » ! Luc. 2:26. Aussitôt il fut tout retourné, des pensées l’assaillirent : Comment, qu’est-ce qui m’arrive ? C’est impensable, et pourtant cela m’est révélé ! Mais Seigneur, ce n’est pas à moi de recevoir une telle chose, ce serait plutôt aux grands du peuple ! Seigneur, comment peux-tu me donner une telle révélation et la laisser ignorer aux prêtres, aux docteurs de la Loi ?

   Mais Dieu va accomplir Sa Parole envers Siméon ! L’Esprit-Saint qui était sur lui le conduisit dans le temple. L’Esprit, qui a parlé, agit maintenant. Il y a là dans le temple des dizaines de couples ayant chacun leur petit enfant dans les bras. Ils viennent, car Moïse a prescrit la présentation au Seigneur des enfants mâles Luc 2:22. Siméon fut conduit par le Saint-Esprit d’un couple à l’autre, il y a des riches et des pauvres, toutes sortes de personnes sont là.

   Mais l’Esprit passa outre, ne s’arrêta pas devant des couples aisés qui semblaient tout indiqués pour être les parents du Sauveur. Avec les yeux de la chair, nous aurions porté nos regards sur les bébés les plus gras; les mieux emmaillotés, nous aurions choisi les parents qui présentaient leurs enfants avec des riches offrandes! Mais Dieu ne considère pas ce que l’homme considère.

   Quand l’Esprit de Révélation saisit un homme, Dieu a déjà préparé ce qu’il doit voir, recevoir ou comprendre. Il faut se laisser conduire jusqu’à ce que… !

   Et Siméon vit Jésus dans les bras du couple parmi les plus humbles de tous ! Ils apportaient l’offrande à présenter qui était celle des gens pauvres. Toutefois Siméon savait combien ils étaient riches ! « Maintenant, Seigneur, Tu laisses ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole, car mes yeux ont vu ton salut… ! » dit-il Luc 2:29-30. Il avait tant cherché, attendu, maintenant, il avait vu. Siméon savait que Jésus viendrait avant qu’il ne meure, qu’Il devait venir dans sa génération, cela lui suffisait ! Il ne connaissait ni le jour ni l’heure, mais la Révélation l’avait préparé.

  Beaucoup avaient fait de grandes études, donné des conférences au sujet de la venue du Messie. Mais Siméon, tout en prenant le meilleur de toutes ces choses, savait une Chose qui les surpassait : Dieu Lui-même s’était révélé par l’Esprit-Saint dans sa vie ! Jésus dit : « Personne ne connaît le fils si ce n’est le Père ; personne non plus ne connaît le Père, si ce n’est le fils et celui à qui le fils veut bien le révéler… ! ». Matt 11:27.

  L’Ecriture nous apprend que l’apôtre Paul parlait du Royaume de Dieu au moins de quatre façons différentes : « Frères, dit-il, de quelle utilité vous serais-je, si je venais à vous parlant en langues, et si je ne vous parlais par révélation, ou par connaissance, ou par prophétie, ou par doctrine… ? » I Cor 14:6. Voyez, il n’y a pas que la doctrine, il y a aussi la prophétie; il n’y a pas seulement la connaissance, mais aussi la révélation. Ce sont là les quatre manières d’enseigner la Parole de Dieu par l’Esprit.

   Quelle merveille, quand ces façons d’exprimer les choses éternelles sont sous l’inspiration ! Mais voila, une prédication selon la Vie de l’Esprit n’est pas saisie par une personne pour laquelle sa propre intelligence est la norme ! Des philosophes ont dit en écoutant l’apôtre Paul :   « Tu nous fais entendre des choses étranges ! » Act 17:20. « Des choses étranges » ? Ceci est vrai, parce que l’homme « animal » ne peut pas comprendre les « choses spirituelles » enseignées par un « langage spirituel » I Cor 2:13.

   Il est écrit qu’à la fin des temps « les hommes ne supporteront pas la saine doctrine ; mais que, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, ils détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables… ! » II Tim 4:3. C’est là un « évangile » adapté aux temps et aux circonstances, dans lequel Jésus donne tout, doit tout donner, mais auquel on ne se donne pas, un « évangile » devant répondre à des besoins personnels, et non plus spirituels ?

   Oh ! Seigneur, comment saisir le sens et l’importance de ces choses, si ce n’est par ce « collyre pour oindre les yeux, afin que l’on voie… ! » ? Apo. 3:18. C’est l’une des choses que l’Esprit donne à ceux qui aiment Jésus d’un amour inaltérable. Seigneur, enlève toutes nos passions, sauf celle de T’aimer et de sonder Ta Parole, qui est notre Vie.

     Les hommes ont toujours cherché quelque chose. La Parole dit que « les Juifs cherchaient les miracles, et les Grecs la sagesse… ! » I Cor. 1:22. Mais quand la Résurrection de Jésus a été prêchée par les apôtres à Jérusalem, cela a été un scandale pour les Juifs ! Et quand l’apôtre Paul prêcha la Résurrection de Jésus, et tout ce qui en découle, à Athènes, des philosophes stoïciens et  épicuriens trouvèrent cela une pure folie ! Pourtant, c’étaient des religieux d’une part, et des philosophes d’autre part, ceux-ci aimaient la sagesse, mais quelle sagesse ? Les Epicuriens, en quelques mots, enseignaient le plaisir que procurent les choses d’ici-bas; les Stoïciens, au contraire, enseignaient, de s’en abstenir. Ils étaient très éloignés dans leurs doctrines et leurs positions, cependant, la même opposition les réunissait contre l’Evangile. Mais « la Sagesse de Dieu confond les sages de ce monde… ! » I Cor 1:27.

   Voulez-vous réunir des personnes opposées entre elles dans leurs pensées, dans leurs doctrines ? Voulez-vous qu’elles soient du même avis, alors que jusqu’à maintenant cela n’a jamais été possible ? C’est simple, il suffit d’un message oint apporté parmi les hommes, et vous verrez tous ceux qui ne s’entendent pas entre eux, être d’accord pour s’opposer à la Révélation de la Parole et à ceux qui l’ont reçue ! C’est ainsi.

   Les Pharisiens, les Sadducéens, les Hérodiens, qui ne pouvaient pas s’entendre, furent unanimes contre le Seigneur Jésus. Et « Hérode et Pilate devinrent amis, d’ennemis qu’ils étaient auparavant… ! » Luc 23:12, pour faire disparaître Jésus, le « Oint ». La Parole ointe est combattue, une personne ointe est combattue, Tout ce qui est oint est combattu, tôt ou tard.

   Qu’arrive-t-il quand il n’y a pas de révélation, d’inspiration de l’Esprit ? On a recours à la logique humaine, on utilise le raisonnement. Et c’est pour cela qu’il y a tant de doctrines diverses sur les mêmes vérités. Mais l’Esprit du Seigneur n’est pas divisé, les vérités sont différentes, mais jamais divergentes, au contraire, elles se complètent, elles s’éclairent les unes les autres.

  Ainsi, Dieu donne une lumière, puis une autre. Nous allons lire plusieurs chapitres, et rien de particulier, si ce n’est les richesses spirituelles qu’ils renferment. Une autre fois, ce sera un ou deux versets, et c’est tout un univers de pensées et de lumières qui surgissent, se multiplient dans notre esprit, nous avons le sentiment que notre cœur va éclater d’allégresse et de reconnaissance ! Jérémie s’est écrié : « J’ai recueilli Tes Paroles, et je les ai dévorées. Tes Paroles ont fait la joie et l’allégresse de mon cœur… ! ». Jér 15:16.

   L’Ecclésiaste écrit : « Les paroles des sages sont comme des aiguillons ; et, rassemblées en un recueil, elles sont comme des clous plantés, données par un seul maître… ! » Ecc 12:13. Toutes les paroles révélées sont des « clous », tels des traits de lumière donnés par l’Esprit qui percent nos cœurs en les éclairant !

  Un seul Maître ? Qui est ce Maître ? Jésus dit : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire …Quand le Consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité…! » Jean 16:13. L’Esprit de Jésus, l’Esprit de Vérité, voilà le Maître Annoncé, qui nous conduit, non pas « au-delà » de ce qui est écrit, mais «  à l’intérieur » de la Vérité de la Parole. Ainsi, les Révélations de l’Ecriture sont rassemblées comme en un recueil dans notre cœur.

   Souvenons-nous de ce que Jésus dit à Saul sur le chemin de Damas : « Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? Il te serait dur de regimber contre les aiguillons… ! » Act 9:5. Quels aiguillons ? Les traits de Lumière de la Révélation, précisément ! Saul, il te serait dur de regimber contre la révélation du Fils de Dieu qui t’appelle !

  Les aiguillons étaient des bâtons avec des extrémités en fer ; c’est avec cela que l’on conduisait, et poussait les bœufs ; on les piquait avec la pointe et ils avançaient. S’ils allaient à gauche…, un coup à droite ; s’ils allaient à droite…, un coup a gauche, jusqu’au bout du champ, et le bœuf passait ainsi sa vie ; mais avec quel fruit pour le  laboureur !

  Les révélations sont pareilles, elles blessent celui qui regimbe, elles font mal pour notre bien. Saul en eut besoin : « Moi, dit-il, qui étais un blasphémateur, un persécuteur, un homme violent… ! » I Tim 1:13. Le Seigneur le prit en main, et la Révélation de Jésus de Nazareth le perça ! Depuis lors, il marcha droit, grâce aux aiguillons ; plus tard, il entra dans la joie de Son Maître !

   L’Ecriture rapporte que des rois se mirent en campagne, et que David, exceptionnellement, n’y alla pas. Il se promenait donc sur sa terrasse ; et, au lieu de méditer et de prier, les yeux levés vers l’Eternel, il regarda en bas, il vit une femme qui se baignait, ce qu’il n’aurait pas vu s’il avait été sur le champ de bataille. II Sam 11:1-5.

   Il commit donc adultère, fit tuer Urie son mari, et tout « rentra dans l’ordre ». Il priait, il chantait, il psalmodiait !  Il jouait de la harpe, composait des cantiques, et tout allait très bien !

   Un jour, un homme vint, c’était Nathan le prophète, le « voyant » : « Car celui qu’on appelle aujourd’hui le prophète, dit l’Ecriture, s’appelait autrefois le voyant… ! » I Sam 9:9. Il lui dit une parabole : « Il y avait un homme pauvre, il n’avait qu’une brebis, elle grandissait chez lui avec ses enfants, elle mangeait de son pain, buvait dans sa coupe, dormait sur son sein, il la regardait comme sa fille… Il y avait aussi un homme riche qui avait d’innombrables brebis, un ami vint chez lui, et ce riche prit la brebis du pauvre, la tua, et ils la mangèrent ! II Sam. 12:3, 4.

   David en fut tout remué, son « sens unique » de la justice le fit bondir. « Un tel homme doit mourir », dit-il. Le prophète attendit la fin de son agitation, et lui dit : « Tu es cet homme-là… ! » II Sam 12:7. David, combien as-tu de femmes, de concubines … ? Et Urie, combien en avait-il ? Une seule, n’est-ce pas ? Toutes tes femmes ne te sont-elles pas suffisantes, qu’il te faille encore prendre Bath-schéba, sa femme … ? Aussitôt, David sentit son cœur battre, il se jeta à terre. Il ne mangea plus, ne but plus, ne dormit plus, il pleurait. Il était aveuglé, et il ne le réalisait pas.

   La lettre de Laodicée nous dit : « Achète de moi un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies… ! » Apo 3:18. Il faut un collyre spirituel, autrement c’est la nuit, les ténèbres. Il faut un prophète à David, un « voyant » qui voit ce qu’il ne peut pas voir. Sans Nathan, sans le prophète, David n’aurait jamais pris conscience de sa faute, de son crime, et pourtant jusque-là il se croyait un chantre agréable à l’Eternel !

   Voyez encore Saul de Tarse devant la ville de Damas. Il reçoit la Révélation dans une vision, il reconnut son Messie, Jésus de Nazareth ressuscité, glorifié ! Aussitôt, il prêcha Christ, il ne se rendit pas tout de suite vers les apôtres pour leur demander si ce qu’il avait reçu était conforme à ce qu’ils avaient reçu eux-mêmes ! Pourquoi ? Il savait, non seulement ce qu’il possédait, mais de Qui il l’avait reçu !

    « Je ne consultai ni la chair ni le sang, écrit-il, et je ne montai point à Jérusalem vers ceux qui furent apôtres avant moi, mais je partis pour l’Arabie… ! » Gal : 1:16-17. Il ne monta pas à Jérusalem, non ! Il alla au désert ! Quatorze ans après, il monta à Jérusalem auprès des apôtres Gal. 2:1. Il leur exposa l’Évangile qu’il prêchait en Asie, et, ô merveille, quelle grâce ! Évangile était le même Évangile que les apôtres prêchaient eux-mêmes !

    Il n’y a pas deux Évangiles, mais un seul ! Une seule source, un seul Esprit ! C’est cela la Révélation ! Ils étaient tous différents les uns des autres, mais chacun apportait une parfaite part de « tout le Conseil de Dieu » Act 20 :27, selon leur appel, leur ministère particulier.

    C’est ici le « collyre » que le Seigneur donna à l’apôtre Paul, la Révélation l’a terrassé ! Après trois jours de cécité des écailles lui tombèrent des yeux ; il fut baptisé dans le Nom du Seigneur Jésus-Christ et il prêcha le Messie, le Germe, le Serviteur de l’Eternel, la Racine de David, le Mystère de la Piété, c’est-à-dire, Jésus ! De sa théologie apprise de l’homme, il écrit : « Mais ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte à cause de Christ… à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ… ! » Phil.3:7-8.

Ce furent par la suite des prédications d’un jet de l’Esprit, d’une Inspiration directe d’En Haut ! Ces choses de l’Esprit, dont Paul dit précisément : « …nous en parlons, non avec des discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu’enseigne l’Esprit, employant un langage spirituel pour les choses spirituelles… ! » I Cor. 2:13.

   Voyez, les apôtres lui recommandèrent, non pas de leur obéir, de se soumettre à leur autorité, mais simplement de se souvenir des pauvres. Comme c’est touchant ! Quelle spiritualité ! Quelle humilité de la part de tous ! Pas de prédominance, pas d’ombrage, de la part des uns et des autres. Non ! Quelle douceur de la sagesse ! Ils reconnurent la Grâce qui lui avait été accordée, tout était bien ainsi. Tout se bâtissait dans l’Amour de l’Esprit, dans la Révélation.

   Quand nous comprenons spirituellement quelque chose dans les Écritures, c’est parce que Dieu nous a donné de Son intelligence. On ne comprend la Parole que par l’Esprit qui l’a inspirée, et nous ne la recevons en nous que par la Révélation de ce que nous avons compris. En vérité, Le Saint-Esprit qui est en nous nous fait comprendre ce que nous recevons de lui.

   Combien d’âmes ont marché pendant des années, pendant presque toute une vie ; elles aiment le Seigneur, mais quelque chose leur manque, un sentiment profond d’insatisfaction spirituelle, difficile à exprimer. Elles ne connaissent pas la Plénitude de la Vie intérieure qui témoigne de la Présence de Jésus. Elles sont liées à des formes, des traditions religieuses anciennes ou récentes, et elles ne le savent pas.

   Dans le temple, dit l’Ecriture, il y avait deux parties distinctes. La première, appelée le « Lieu Saint » où il y avait le chandelier d’or, l’autel des parfums et la table des pains de proposition, et la seconde appelée le « Lieu Très Saint », C’était ainsi depuis le temps où la Loi fut transmise par Moïse à Israël, mais le sens de cela était caché. Tant que l’on ne « voyait » pas le Lieu Très Saint qui était derrière le voile ; il manquait la compréhension, la révélation de ces choses. On ne comprenait pas le mystère du chandelier et des autres objets de la première partie tant que subsistait le voile. C’est ce que dit l’Ecriture : « Le Saint-Esprit montrait par là que le chemin du Lieu très Saint n’était pas encore ouvert, tant que le premier tabernacle, le voile, subsistait… ! » Héb. 9:8.

   Quand plongerait-t-on alors les regards sur ce qu’il y avait derrière le voile, afin d’en recevoir la Révélation au temps fixé ? Mais lorsque Jésus était sur la Croix, alors qu’Il entendait les insultes des uns et les pleurs des autres, alors qu’Il pardonnait au brigand à son côté, et à ceux qui L’avaient crucifié, il y avait, comme chaque jour, des personnes dans le Temple. Elles attendaient le Messie à venir, sans savoir qu’Il agonisait sur la Croix ! Ils attendaient la venue du Sauveur, sans avoir qu’Il mourrait sur le Golgotha.

   Alors Jésus sur la croix, poussa un grand cri, baissa la tête, et expira. Et, au moment où Il mourut, le « voile du Temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas ! » Matt 27:50-51, dévoilant le Lieu Très Saint et ce qui était à l’intérieur. II y avait là « l’arche de l’Alliance entièrement recouverte d’or », et au-dessus « les chérubins de la Gloire, couvrant de leur ombre le couvercle du Propitiatoire… ! » Héb 9:1-5.

   Toutes les choses saintes étaient là, resplendissantes, pour un court instant, à la vue de ceux qui étaient présents. Elles n’étaient plus, à ce moment-là, réservées seulement au souverain sacrificateur qui y entrait une fois l’an ! Christ a été crucifié, Sa chair a été percée, le voile a été déchiré. Et alors ce qui n’était pas manifesté l’a été, révélé dans le Temple, révélé dans les lieux célestes, révélé dans nos vies, révélé pour l’éternité ! Quelle Gloire !

   Il y a des choses cachées, il y a des mystères de Dieu, les élus sont enthousiasmés de les rechercher, de les découvrir. Que de voiles à déchirer, que d’écailles doivent encore tomber des yeux ! Paul déclare : « jusqu’à ce jour, quand on lit Moïse, un voile est jeté sur leur cœur, mais lorsque les cœurs se convertissent au Seigneur, le voile est ôté… ! » 2 Cor 3 :15-16. Il est impossible que l’élu ne saisisse pas la Révélation de la Parole, elle est faite pour lui, et lui pour elle. C’est par elle qu’il sait ce qu’il est pour Dieu, et ce que Dieu est pour lui.

   La Grâce dans tout cela, est qu’il est écrit : « Ce sont des choses que l’œil n’a point vues, que l’oreille n’a point entendues et qui ne sont pas montées au cœur de l’homme, des choses que Dieu a préparées pour ceux qui L’aiment. Dieu nous les a révélées par l’Esprit. Car l’Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu ! » I Cor 2:9-10 ! La Révélation vient d’En Haut. Mais Dieu les a préparées pour « ceux qui L’aiment… ! »

   On recherche toujours ce que l’on aime. Jésus dit : « Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père, je l’aimerai, et je me ferai connaître à Lui… ! » Jean 14:21. Voyez, on ne comprend que ce que l’on aime, car ce que l’on aime se révèle à nous; ainsi, quand nous aimons Dieu, Il se révèle à nous.

   L’apôtre Paul dit : « Il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe et qu’il est le rémunérateur de ceux qui Le cherchent… ! » Héb 11:6. Nous croyons évidemment que Dieu existe, mais Il n’est le « dispensateur » que de ceux qui Le « cherchent ».

   L’Ecclésiaste dit : « J’ai appliqué mon cœur à rechercher, à sonder, à connaître par la sagesse tout ce qui se fait sous les cieux ! » Et il conclut : « C’est là une occupation pénible, à laquelle Dieu soumet les fils de l’homme ! » Ecc 1:13. Ceci est vrai : « Car avec beaucoup de sagesse, dit-il encore, on a beaucoup de chagrin, et celui qui augmente sa science augmente sa douleur ! » Ecc 1:18, parce qu’il réalise que plus il sait, plus il ne sait rien ; et quand il croit savoir, cela lui échappe encore !

   Certes, ceci est vrai, en ce qui concerne les choses qui sont « sous les cieux ». Mais pour les choses de la Parole, celles d’En Haut, les célestes, il n’en est pas ainsi, au contraire. Le psalmiste dit : « Combien j’aime Ta loi, elle est tout le jour, l’objet de ma méditation… ! » Ps 119:97 ! « Les hommes livrés au mal ne comprennent pas ce qui est juste, dit le sage, mais ceux qui cherchent l’Eternel comprennent tout… !» Prov 28:5. Ceux qui « cherchent comprennent tout », ce tout ne signifie pas que l’on comprenne « toutes les choses » d’En haut comme celles d’ici-bas, mais, précise le sage, que l’on comprenne « ce qui est juste » venant de Dieu et de Sa Parole, et qui est reçu dans une conscience éclairée.

   Regardez dans l’écriture, ceux qui, non seulement crurent, mais cherchèrent Dieu : Abel reçut, la révélation du sacrifice sanglant Héb 11:4 ; Hénoc reçut la révélation de l’enlèvement Gen 5:24 ; Noé reçut la révélation de construire l’Arche Gen 6:14 ; Abraham reçut la révélation de la terre promise Gen 12:1.

   Moïse reçut dans désert la révélation du Nom de l’Eternel : « Je Suis Celui qui suis ! » Ex 3:13-14 ; Ézéchiel reçut la révélation du Temple à venir Ezéc 40:46 ; Zacharie, le prophète, reçut la révélation de la venue du « Roi humble et victorieux ! » Zac 9:9. Jean, à Patmos, eut la révélation des choses à venir de la part de Celui « qui est, qui était et qui vient ! » ; il vit la Jérusalem d’En Haut Apo 1:1-3. D’autres hommes et femmes ne firent rien sans avoir recherché et attendu la Révélation de Dieu dans leur vie, parce qu’ils étaient appelés à ces choses.

    Oh ! Que l’Esprit nous aide à saisir cette Parole, car : « Celui qui n’entre pas par la porte dans la bergerie est un voleur et un brigand, dit Jésus… Mais celui qui entre par la porte est le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis entendent sa voix… ! » Jean 10:1-3. Jésus est le « bon Berger » ; les brebis, ce sont les rachetés qui reçoivent la Parole vivifiée et vivifiante, en marche vers le Royaume des cieux.

   Le « Bon Berger », c’est la Parole. Le « Portier », c’est l’Esprit-Saint. Quand Jésus entre, le Portier ouvre. Le Saint-Esprit ouvre toujours la porte à la Parole. C’est la seule chose qu’il laisse entrer dans la bergerie, dans le cœur des rachetés.

    Certes, un exposé de la Parole peut être bien rendu, tout ce qu’il y a de plus intéressant, « biblique » même, mais s’il ne produit pas un « déclic spirituel », un témoignage de l’Esprit-Saint à notre esprit, un « amen » intérieur au-dedans de nous. Si nous n’avons pas été, à la fois, encouragés, blessés, pansés, transpercés, troublés à salut, consolés, éclairés ; si nos yeux n’ont pas été ouverts, si des vérités n’ont pas été révélées, si les profondeurs de la Parole n’ont pas jailli comme un trait de lumière en notre esprit, s’il n’y a pas une trace éternelle laissée en nous ! Cela peut être très bien, mais la Révélation de l’Esprit de Dieu est absente !

   La Révélation déchire les voiles, fait tomber les écailles, brise les vases ! Par elle, nous descendons dans les « Profondeurs de Dieu ». Car la Révélation donne le Sens de la Parole de dieu, et la Puissance que contient le Sens de la Parole révélée nous en communique la Nature Divine.

   C’est là le bonheur du racheté, c’est sa vie, son tout jusqu’à ce qu’il doive quitter sa Bible, pour se trouver en Présence de la Parole elle-même, en la Personne de Jésus-Christ.

  Seigneur Jésus, nous te remercions pour ces instants, Ton Esprit est là, agissant ! Tu as fait l’aspersion de Ton sang sur nous ! Nous étions dans les ténèbres, mais tu as eu pitié de nous. Tu nous as sauvés, éclairés, affranchis. Tu nous as donné la foi pour comprendre des mystères par l’Esprit-Saint, ceux qui suffisent à nous rendre humbles et saints.

     Tu visites ceux qui sont appelés à recevoir la Révélation, ce collyre merveilleux ? Ô Seigneur, que sommes-nous pour que Tu nous l’aies fait désirer, c’est Ta Grâce qui nous inspire à y aspirer, merci Seigneur ! Nous faisons silence devant Toi !

   Affermis-nous dans Ta connaissance, Ô Révélateur de tout Don, révèle, dévoile ! Seigneur, nous savons que cela ne dépend pas de nous, mais de Ta Volonté. Nous ne sommes rien, et, pourtant, nous sommes précieux à Ton cœur. Il t’a plu de nous ouvrir les yeux, de nous faire connaître les Profondeurs de Ta pure Parole.

   Une porte est ouverte dans le ciel, la rosée est tombée, elle tombe, la rosée de l’enseignement sur Ton  Peuple ! Merci Seigneur, merci Seigneur ! Nous T’adorons. Ton Esprit-Saint intercède au-dedans de nous. Nous ne savons que dire, Tu connais les sentiments de nos cœurs ! Nous nous prosternons devant Toi ; reçois de nous ce que tu as toi-même fait en nous; nous nous tenons dans Ta Présence, et nous te disons : Merci !