M404 – LA MORT DE JESUS …

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  « Car Dieu, qui a dit : La lumière brillera du sein des ténèbres ! a fait briller la lumière dans nos cœurs pour faire resplendir la connaissance de la gloire de Dieu sur la face de Christ. Nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que cette grande puissance soit attribuée à Dieu, et non pas à nous. Nous sommes pressés de toute manière, mais non réduits à l’extrémité ; dans la détresse, mais non dans le désespoir ; persécutés, mais non abandonnés ; abattus, mais non perdus ; portant toujours avec nous dans notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps. Car nous qui vivons, nous sommes sans cesse livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre chair mortelle… » II Cor 4:6-11.

   Il n’est pas possible de penser ici-bas à la vie sans penser d’une manière ou d’une autre à la mort. Malgré la diversité des êtres, il n’est qu’une façon de naître, quelles que soient les circonstances, tandis qu’il est d’innombrables manières de vivre… et de mourir. L’existence se vit donc entre ces deux extrêmes. En tant que rachetés en Christ, il a été réservé à chacun de nous de marcher en cette vie, de la naissance à la mort, suivant le Dessein de Dieu, auquel nous avons été appelés. La mort, bien qu’étant appelée par l’Écriture comme étant « le roi des épouvantements… » Job 18:14, peut être regardée avec sérénité comme étant le seuil à franchir, qui nous introduit dans la vie éternelle reçue en nous ; car ce que nous serons, dans l’éternité, l’est déjà spirituellement en attente en nous.

   Bien que l’accent soit mis sur la « Vie de Jésus » en nous, la « mort de Jésus » a une importance toute aussi grande dans notre marche spirituelle. Certes, nous nous entretenons  davantage de la Vie de Jésus que de Sa mort, cependant, l’Écriture fait souvent mention de celle-ci pour notre édification. Ici se révèle un des grands mystères des Manifestations divines. Car, parler de la mort de Jésus nous conduit à parler du Corps de Jésus, et donc de la réalité de Sa Venue parmi nous. Plus profondément, la chair de Jésus nous révèle le mystère de l’Incarnation de Dieu manifestée en la Personne de Son Fils venu en chair parmi nous. L’Écriture révèle toute l’importance de la place essentielle que tient la chair de Jésus en vue du rachat de nos âmes, en disant : « Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché… » Romains 8:3, et encore, Jésus « a anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux (Juifs et païens) un seul homme nouveau… » Eph 2:15. La nécessité de la venue en chair de Jésus s’est donc manifestée en ce qu’Il « a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice ; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris… » I Pier 2:24.

   Ainsi la « chair de Jésus » tient-elle un rôle fondamental en vue de notre salut et de la vie éternelle. Car, c’est dans Sa chair et par Son sang que Jésus a « condamné » le péché, notre péché. Et ceci fut rendu possible, parce que Jésus vint dans une « chair semblable à celle du péché… ». Il est à comprendre que Jésus fut revêtu, non pas de la chair habitée du péché, ce qui serait le plus grand des blasphèmes, mais précisément d’une chair « semblable » à celle du péché ; c’est-à-dire, contrairement à tous les humains, une « chair sainte » comme étant l’unique Sacrifice agréé de Dieu pour l’expiation des péchés. Ainsi, parce qu’Il fut « conçu du Saint-Esprit », Jésus, par le  Corps de Sa chair, fut, d’une part, semblable à nous en ce qu’Il participa à notre humanité, et, d’autre part, dissemblable à nous par la nature de Sa chair originellement sans péché. En portant lui-même nos péchés dans son propre Corps, Jésus, par Sa mort, les effaça aux yeux de Dieu en nous purifiant par Son Sang.

   La mort de Jésus fut opérante, non seulement au moment où Christ mourut à la croix, mais elle l’est durant toute notre vie de croyant, de la même manière que Sa Vie en nous ; et cette mort laisse une trace jusqu’au Retour de Jésus. Alors que Jésus était enlevé vers Dieu, Son Père, d’auprès de Ses disciples, l’Écriture déclare : « Et comme ils avaient les regards fixés vers le ciel pendant qu’il s’en allait, voici, deux hommes vêtus de blanc leur apparurent, et dirent : Hommes galiléens, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder au ciel ? Ce Jésus qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, reviendra de la même manière que vous l’avez vu allant au ciel… » Act 1:10-11. Ces paroles révèlent que la forme sous laquelle Jésus monta au ciel sera reconnaissable lorsqu’Il reviendra au jour de Son Avènement. A ce propos, l’apôtre Jean écrit : « Voici, il vient avec les nuées. Et tout œil le verra, même ceux qui l’ont percé : et toutes les tribus de la terre se lamenteront à cause de lui… » Apo 1:7. Il ne s’agit pas ici de chercher à connaître le jour et l’heure de ce retour, mais bien plutôt de savoir discerner les signes de cet Avènement.

  Depuis la génération de « ceux qui l’ont percé… », une multitude de générations se sont succédé jusqu’à nos jours, et le fait, par lequel Jésus sera reconnu, le sera, entre autres, par Son corps, au sujet duquel il est dit : « Mais notre cité à nous est dans les cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ, qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses… » Phil 3:20-21. Ainsi, nous serons rendus semblables au « Corps de la Gloire » de Jésus ; ce « Corps glorieux » de Jésus, dont la mort, suivie de la résurrection et de la glorification, nous a dépouillés de notre propre mort. Le gouverneur Pilate, qui lui avait demandé s’Il était « Fils de Dieu », Jésus lui répondit : « Tu l’as dit. De plus, je vous le déclare, vous verrez désormais le Fils de l’homme assis à la droite de Dieu, et venant sur les nuées du ciel… » Matt 26:64. Ainsi, à Pilate, L’interrogeant au sujet du « Fils de Dieu », Jésus répondit donc en tant que « Fils de l’homme ». D’où l’on apprend que le « Fils de Dieu » apparaîtra dans Son Corps céleste de « Fils de l’homme », à « ceux qui l’attendent pour leur salut… » Héb 9:28.

   « Hénoc marcha avec Dieu ; puis il ne fut plus, parce que Dieu le prit… » Gen 5:22, dit l’Écriture, laquelle rapporte également que ce fut sur « un char de feu et des chevaux de feu »… que le prophète Élie « monta au ciel dans un tourbillon… » II Rois 2:10-11. Leurs corps reçurent la céleste nature des cieux, qui les recueillirent. Jésus passa donc par la mort, ressuscita avec Son Corps, et fut de nouveau introduit dans la Gloire de Son Père, ainsi qu’Il le pria Lui-même, disant : « Et maintenant toi, Père, glorifie-toi auprès de toi-même de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde fût… » Jean 17:5. En tant que « Fils de l’homme », Jésus connut ce processus humain, cependant « sans voir la corruption… » Act 2 :27. Par Sa mort, c’est-à-dire, dans Sa chair et par Son Sang, Jésus, en tant qu’« agneau sans défaut et sans tache… » I Pierre 1:19, fut seul à manifester le pouvoir d’« anéantir celui qui a la puissance de la mort, le diable… et de délivrer tous ceux qui, par crainte de la mort étaient toute leur vie retenus dans les liens de la servitude… » Héb 2:14-15.

   Il n’est pas de résurrection des morts sans la mort de Jésus ressuscité. Ce qui est donc mortel et immortel, corruptible et incorruptible, temporel et éternel, loin de s’opposer et d’être inconciliables, travaillèrent ensemble au Dessein éternel du Salut, ainsi que le dit l’Écriture : «… Lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie… » Rom 5:10, car Dieu « a voulu par lui réconcilier tout avec lui-même, tant ce qui est sur la terre, que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix. Et vous qui étiez autrefois étrangers et ennemis par vos pensées et par vos mauvaises œuvres, il vous a maintenant réconciliés par sa mort dans le corps de sa chair… » Col 1:20-21. Réconciliation dans le « Corps de la chair » de Jésus, d’où jaillit Son « Sang », qu’Il « offrit par un Esprit éternel… », Héb 9:14, pour nous introduire dans le Royaume des cieux. Corps, Chair, Mort, Esprit, Sang, Eau, Vie… tout ce qui a constitué la Personne de Jésus a concouru à notre Rédemption. C’est ici le grand Mystère révélé du Dessein de Dieu, dont nous recevons la Lumière, la Sagesse et la Force : prémices de la Gloire à venir, après laquelle nous soupirons.