M152 – UN SEUL MÉDIATEUR …

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  « Il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous… » I Tim 2:5-6.

  « Jésus est la pierre rejetée par vous qui bâtissez, et qui est devenue la principale de l’angle. Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés… » Act 4:11-12. Bouleversante et fondamentale Vérité que prêcha Pierre aux Juifs de Jérusalem. Le Nom de Jésus, qui signifie « Sauveur », est à la fois Son Nom et Sa Fonction en tant que « Médiateur ». Et c’est avec intention que Paul désigne ce Médiateur entre Dieu et les hommes comme étant Jésus-Christ « Homme », mais il ne s’agit pas de n’importe quel homme. En effet, il est à remarquer que Jésus, dans les Écritures, n’est jamais appelé « Homme de Dieu », mais, « Fils de l’homme » et « Fils de Dieu ». Car s’il est un grand nombre d’hommes appelés « hommes de Dieu », il n’y a cependant qu’un seul « Dieu devenu Homme », Jésus, dont l’Écriture dit : « Car Dieu a voulu que toute plénitude habitât en lui : il a voulu par lui réconcilier tout avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix… » Col 1:19-20. Ayant donc été appelé à réconcilier ce qui est sur la terre et ce qui est dans les cieux avec Dieu, Jésus, en tant qu’ « Homme » non créé, mais engendré par l’Esprit de Dieu, réunissait en Lui-même ces deux Réalités, Divine et Humaine, qui faisaient Sa Nature de Médiateur et de Sauveur.

 L’on comprend que l’Identité divine de ce Médiateur ait été attaquée de tout temps par le diable, par l’incroyant et même par l’homme, dit religieux. Jésus est considéré par beaucoup comme n’étant qu’un homme, certes, bon, juste, parfait, mais seulement un homme, à la rigueur « divin », mais pas Dieu. Or l’Éternel dit, par la bouche du prophète Zacharie : « Alors je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem un esprit de grâce et de supplication, et ils tourneront les regards vers moi, celui qu’ils ont percé. Ils pleureront sur lui comme on pleure sur un fils unique, ils pleureront amèrement sur lui comme on pleure sur un premier-né… » Zach 12:10. Quel est donc Celui sur qui l’on pleure comme sur un « Premier-né », comme sur un « Fils unique » ? « C’est moi… », déclare l’Éternel Lui-même par le prophète : « Et ils tourneront les regards vers moi… ». En effet, Dieu se manifesta sous la forme de « Premier-né », en Son Fils Jésus engendré par « l’Esprit-Saint… » Luc 1:35, et qui fut « la Parole faite chair… » Jean 1:14. Dieu vint en Lui sous la forme de « Fils unique », car « Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec Lui-même, en n’imputant point aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de réconciliation… » II Cor 5:19. C’est en cela que s’éclaire l’appel au discernement donné par Jean, qui écrit : « Reconnaissez à ceci l’Esprit de Dieu : tout esprit qui confesse Jésus-Christ venu en chair est de Dieu ; et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n’est pas de Dieu, c’est celui de l’Antichrist, dont vous avez appris la venue, et qui maintenant est déjà dans le monde… » I Jean 4:2-3.

  Il est, parfois, certaines vérités que nous comprenons d’autant mieux que celles-ci ont été mal comprises par ceux qui nous ont précédés. Il en est de même au sujet de notre Divin Médiateur. A la suite d’une énième révolte de la part d’Israël contre l’Éternel, l’Écriture rapporte que « l’Éternel envoya contre le peuple des serpents brûlants ; ils mordirent le peuple, et il mourut beaucoup de gens en Israël… » Nomb 21:6. Alors le peuple se repentit, et vint auprès de Moïse qui pria l’Éternel, et l’Éternel lui dit : « Fais-toi un serpent brûlant, et place-le sur une perche ; quiconque aura été mordu, et le regardera, conservera la vie… » Nomb 21:8. Et Moïse fit ainsi. Mais, dit l’Écriture, le serpent devint, plus de sept siècles plus tard, un piège pour Israël, au point qu’Ézéchias, roi de Juda, dut « mettre en pièces le serpent d’airain que Moïse avait fait, car les enfants d’Israël avaient jusqu’alors brûlé des parfums devant lui : on l’appelait Nehuschtan (c’est-à-dire : airain)… » II Rois 18:4. Ce serpent était, à l’origine, un instrument de la Miséricorde de Dieu, mais le peuple le conserva au-delà du temps pour lequel il avait été fixé. D’abord comme signe de la Puissance de Dieu, puis comme un objet sacré et protecteur, et, enfin, d’une manière idolâtrique, magique. Un culte fut rendu à ce « Nehuschtan », lequel, prenant la place de Dieu, devint une idole. L’idolâtrie religieuse est une représentation altérée de ce qui est Dieu, et que l’on s’approprie.

  Le serpent d’airain sur le bois préfigurait Christ sur la Croix, ce que Jésus Lui-même déclara, disant : « Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle… » Jean 3:14-15. Ainsi, pareillement aux enfants d’Israël qui obtinrent la guérison de leurs corps en regardant au serpent, de même, par le regard de la foi au Christ attaché à la croix, nous recevons le salut de nos âmes. Mais, contrairement au serpent d’airain dont la nature n’était que temporaire, c’est précisément parce que Jésus-Christ « demeure éternellement… » Héb 13:8, qu’aucune tentation idolâtre ne peut être suscitée en nous, car ce qui est éternel ne peut porter en soi un germe d’idolâtrie.

  Le racheté a toujours besoin du Médiateur en quelque domaine spirituel que ce soit. Satan, qui le sait, tente alors d’établir sa propre médiation en lieu et place de celle de Jésus. Ceci commença déjà du vivant des apôtres, et fut, d’ailleurs, l’un des aspects de leur combat, afin d’affermir les croyants dans la foi. « Quelques hommes, venus de la Judée, dit l’Écriture, enseignaient les frères, en disant : Si vous n’êtes circoncis selon le rite de Moïse, vous ne pouvez être sauvés… » Act 15:1. Pour ces hommes, le Médiateur qui réconcilie avec Dieu, ce n’était pas Jésus, mais la circoncision. Depuis lors, et jusqu’à nos jours, certaines dénominations religieuses, certaines manières de croire ou de comprendre la Parole, ainsi que des doctrines ou des manifestations diverses voilant la Vérité, sont regardées ou imposées comme autant de « médiateurs », de « médiations » par lesquels, uniquement, l’on peut être dans la Vérité. Et ceci à tel point que le croyant charnel, en se fondant sur ses propres convictions, en arrive, inconsciemment, à être pour lui-même son propre « médiateur ». Il s’ensuit qu’une telle personne, ne présentera pas Jésus comme le Médiateur de qui l’on reçoit le plein Pardon, mais elle se présentera elle-même comme un « médiateur », exigeant l’introspection et des confessions répétées qui suscitent plus de questions sur soi-même qu’elles n’en résolvent.

  « Nous avons, dit l’Écriture, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire par la route nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est-à-dire, de sa chair… » Héb 10:19-20. Mais, sans la Révélation d’En-Haut, ce voile est perçu comme un écran, un obstacle, plutôt que comme le passage pour nous des ténèbres à la Lumière. Seule la Révélation de l’Esprit et  du Sang de la Croix nous révèle La Médiation de Jésus, par qui nous venons au Père : Jean 14:6. Aussi, parce que nous ne pouvons hériter le Royaume de Dieu, en étant « de chair et de sang » I Cor 15:50, Dieu fit donc cette chose inouïe par Amour pour nous : Lui, le Créateur, connut l’état de  l’ « Humain » en la Personne de Jésus, Son Fils, « afin d’anéantir par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions… » Eph 2:15. La « Chair » de Jésus tient une place fondamentale dans Sa Fonction de Médiateur et Sauveur, car c’est précisément par Sa Chair percée qu’Il nous a accordé ce que notre propre chair ne pouvait obtenir. La chair, qui était pour nous l’obstacle, fut par celle de Jésus le moyen de nous en délivrer.

  A la fin de Sa Vie terrestre, Jésus dit aux disciples : « Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde ; maintenant, je quitte le monde, et je vais au Père… » Jean 16:28. Le temps entre Sa Venue et Son Départ d’ici-bas, fut celui pendant lequel Jésus a tout accompli, en ôtant ce qui nous empêchait de Le suivre : notre péché. Ce que Jésus vécut Lui-même, du ciel sur la terre et de la terre au ciel, est exactement ce qu’Il fit, spirituellement, au-dedans de nous. Jésus nous fit passer, non pas d’un lieu à un autre, mais, intérieurement, d’un état à un autre état par la « nouvelle naissance », c’est-à-dire, des ténèbres à la Lumière, de la mort à la Vie spirituelle et éternelle. Et notre prière, notre aspiration la plus profonde est que, durant le temps de notre marche avec Dieu, l’Esprit-Saint nous aide à croître jusqu’à la ressemblance de « l’Agneau Divin ». Heureux le racheté, auquel le Fils révéla le Père, car ses prières, faites selon la Volonté de Dieu, deviennent les prières de Jésus à Son Père, et jamais le Père n’a refusé d’entendre et d’exaucer Son Fils.